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HISTORIQUE DE JAILLY
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En bordure des Amognes et du massif granitique de Saint Saulge, dans le prolongement des Vaux de Montenoison, s'étend la petite commune de Jailly. Quittant la route qui va de Nevers à Vezelay, par Saint Saulge, on traverse par des petites routes sinueuses, mais on l'oublierait presque en cherchant le bourg dans ce dédale de chemins, tant les maisons sont disséminées. Pour modeste que soit son étendue, 1 075 hectares, cette petite commune sort portant de la banalité que pourrait y trouver un promeneur trop pressé, le secret de Jailly Saint Sylvestre ne se laisse que lentement percer par de longues flâneries qui permettent la découverte de ses parures naturelles, de son attachante spiritualité, de ses souvenirs, et l'on découvre alors que ce lieu discret est aussi témoignage d'histoire et de civilisation. Adossés au massif, un clocher et une tour, enfouis dans la verdure, semblent veiller immuablement sur le paysage de la petite vallée de la Canne qui vient de prendre sa source au village de Giverdy, à Sainte Marie, pour serpenter jusqu'à Cercy la Tour. |
L'origine de Jailly est malaisée à préciser par manque de documents d'archives. Le nom de Jailly, qui évolua au cours des siècles, pourrait être issu d'une ancienne villa gallo-romaine : Giliacum, Galiacum, Jalliacum, puis Jaillacum, sur les ruines de laquelle fut sans doute édifié, dès le haut Moyen Age, un domaine fortifié, une motte. Le lieu sortit de l'anonymat quand, peu avant la première croisade, une partie de la terre de Jailly fut donnée aux Bénédictins de La Charité sur Loire. Sans qu'il soit possible de l'affirmer. IL se pourrait bien qu'un certain Geoffroy de Jailly, cité laconiquement dans le cartulaire de La Charité et qui fréquentait l'abbaye en 1088, ait présidé à la fondation du prieuré que les religieux établirent sur le site de Jailly, où devait s'élever déjà, à flanc de coteau, un sanctuaire qui fut alors complété. La piorale, à la dédicace du pape saint Sylvestre, aurait ainsi succédé à cet oratroire. Oeuvre en partie d'artisans locaux, mais néanmoins lanifestement inspirée par les conceptions clunisiennes, la construction fut conduite d'est en ouest au cours de campagnes successives. Les absides et le transept de l'édifice sont attribués au XIe siècle, malgré quelques remaniements. |
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