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HISTORIQUE DE SAINT BENIN DES BOIS
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L'église paroissiale antérieurement construite près du château fort brûla avec. Elle n'a rien à voir avec la crypte redécouverte inopinément en 1995 à coups de bulldozers par des chercheurs de trésors. En 1645, l'église de Ligny fut reconstruite dans le village, à l'angle de la route de Prémery et le chemin qui descend aux Chaumes. Elle fut embellie par différents seigneurs qui s'y marièrent puis restaurée en 1770 par son curé, l'abbé Durand. A la Révolution, le curé "réfractaire" fut déporté, l'église vendue et détruite, la cure vendue à un certain Jean Jolly, propriétaire à Saint-Benin-des-Bois pour la somme de 1800 F. L'abbé Charrault écrivait que la seigneurie de Lrcy-le-Chatel s'étendait sur trois paroisses, celle de Ligny fut réunie à celle de Saint-Benin-des-Bois. La petite seigneurie de Fiur-Vieux ou Four-Viel qui s'appela aussi Viel-Four aux Voires ou Four des Verres, acquit sa notoriété par ses productions de verre de fougère dès le XIVe siècle. La qualité de son verre et son appellation venait du mélange sable et cendre de fougère des bois d'alentour. La famille des Paillard l'exploita pendant des siècles tout comme les verreries voisines du Chambon et de Giverdy. L'abbé Charrault raconte, dans un petit livret daté de 1904, qu'Adam Billaut y naquit avant d'être baptisé à Nevers quelques jours plus tard. Près des anciens bâtiments du Four-Vieux, se trouve le puits qui ronfle, c'est en fait un puits au-dessus d'une rivière souterraine qui a été explorée en 1982 sur 520 m en amont, le ruisseau a été coloré et le produit aurait mis cinq jours pour réapparaître à la source du Moulin Gignault distant de 1 180 m ; aujourd'hui captée, elle va se jeter dans la Nièvre de Saint-Benin (Annales des Pays Nivernais de 1984 n] 43, page 24). Certaines légendes, pas très définies, parlent de fées. En été sec, le ruisseau coule à peine, on entend un faible murmure mais, lors des crues hivernales, l'eau peut jaillir par-dessus la margelle moussue du puits. Le hameau de la Grellerie reste le souvenir d'un ancien haut-fourneau totalement détruit et disparu comme celui de la Forge où en 1904 subsistaient encore les débris de l'ancienne forge. Enfin, le pré "Foulon" rappelle qu'en ce lieu existait jadis une fabrique de gros draps très réputée. Je dois avouer que la toute simple église de Saint-Benin-des-Bois est une de celles qui m'émeut le plus dans le canton et si le comte de Soultrait la trouvait insignifiante en 1852, n'ayant ni la splendeur de Saint-Sylvestre de Jailly, ni la fierté XIXe des églises de Sainte-Marie, Bona, ou Crux-la-Ville, elle mérite un détour. La façade et son entrée, de style grec avec colonnes, peinte en bleu violet n'est pas du tout chose courante. Dans ce modeste narthex, on trouve un bénitier hors d'usage. L'abbé Charrault avançait qu'il s'agissait des anciens fonts baptismaux de l'église détruite de Ligny. C'est une cuve en forme octogonale supportée par un pilier sur laquelle on peut voir un écusson en accolade portant un croissant accompagné de trois étoiles rangées en chef, surmontées elles-mêmes des lettres DOM et d'un coeur en pointe. Au-dessus de l'écusson daté 1622, le réceptacle en zinc est en lambeaux et ne contient plus d'eau bénite depuis bien longtemps. Pour rappel, l'église de Lurcy-le-Châtel aurait été brûlée et détruite en 1569 et celle de Ligny construite en 1645. De Soultrait pense que l'église au départ était romane mais remaniée et refaite à différentes époques. D'ailleurs, on peut encore voir dans le mur droit extérieur (coté départementale 181), la réutilisation d'un fut de colonne cylindrique d'un édifice plus ancien. L'église se compose d'une nef, de deux chapelles et d'un choeur terminé par un mur droit et surmonté par un petit clocher carré à toit pyramidal peu pentu comme un clocher provençal. Les chapelles et le clocher ont été reconstruits en 1830, la sacristie adossée à la chapelle sud est encore plus récente. J. M. Deguilloux |
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