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HISTORIQUE DE SAINT FRANCHY
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Encore une fois, faute d'autre source, l'histoire de la commune de Saint-Franchy s'éclaire un peu grâce aux textes religieux, mais avant le IXe siècle, ici, c'est autant du légendaire que du réel. En effet, le saint patron de la paroisse naquit au VIIe siècle en ce lieu appelé alors Archères. Après sa mort, une église fut construite et lui fut dédiée, l'endroit devint Saint-Franchy-en-Archères. En 802, d'après le synoptique du Nivernais, elle était devenue abbaye. En 888, elle était confirmée par Charles le Gros comme faisant partie des biens d'Eumène, évêque de Nevers. Ce fut Hugues II de Champallement, évêque de Nevers qui érigea Saint-Franchy en paroisse en 1021. Dans une charte de 1196, Jean, évêque de Nevers, nomme Geoffroy "chapelin" de Saint-Franchy : Abbaye ? Eglise ? Chapelle ? En 1230, Mahaut, comtesse de Nevers, publie une charte en faveur des habitants des neuf paroisses du Val de Lurcy qui dépendaient du château de Montenoison, dont Saint-Franchy, faveur passée dans la coutume du Nivernois (chapitre IX) : c'était pour les époux dont l'un est franc et l'autre serf, la possibilité pour les enfants impairs : 1er, 3e, 5e ... de choisir entre la franchise ou la servitude, les enfants pairs restant serfs. En 1316, Guillaume rend hommage pour la maison forte et la seigneurie de "Saint-Francon", en 1327, même hommage de la part de Yolande de la Tournelle et de Guillaume de Marcy. En 1329, hommage groupé aux comtes de Nevers de la part de Guillaume de Marcy, Jean de la Chaume et Girard de Dogoine. En 1337, dans l'hommage rendu par Jean de la Chaume et Alips de Saint-Francy, il s'agit du "fort" de Saint-Franchy. En 1367, Marguerite de Frasnay, épouse de Guy de la Tournelle est appelé "Dame" de Saint-Franchy, en 1384, elle rend hommage aux comtes pour la "Maison Fort". En 1464, le jeune Louis Ogier, écuyer, est représenté par Pierre Moreau, également écuyer, pour l'hommage qu'il fera lui même en 1472, sa fille ayant épousé Gibault de la Perriere ; la seigneurie de Saint-Franchy passe dans cette famille. En 1597, Léonard de la Perrière, époux d'Antoinette de Pontailler, reconstruit le château sur l'emplacement de l'ancienne maison-forte qui avait été élevée elle-même à l'endroit, d'après la légende, où existait l'antique ermitage de Saint-Franchy. C'est alors un petit manoir composé de deux ailes à toit élevé, disposées en équerre et entourées de larges douves où coulent les sources de la Nièvre de Saint-Franchy. On entrait par une porte basse qui existe toujours, encadrée de deux pilastres incorporés avec de belles nervures encadrant deux AA de la famille de la Perrière, surmontés d'un cartouche avec l'inscription bien conservée : IBI DIVI FRANCOVOEI "ici était l'ancienne maison de Saint-Franchy". Encore au-dessus, dans un foisonnement de sculptures représentant des fruits, une tête d'homme et une de lion et les armoiries de la famille de la Perrière : à une face surmontée en chef de trois gueules couronnées. Par cette porte, on entrait jadis dans la cuisine, pièce principale de l'édifice, voûtée en pierres à grosses nervures prismatiques débutant sur des écussons sans armes, ni sculptures. A la clef de voûte, se trouve encore un écusson sculpté aux armes en partie de la Perrière et en partie de Pontailler, orné tout autour de feuillages et de deux rubans sur lesquels on lit "Léonard de la Perrière et Antoinette de Pontailler", au dessus encore AA et enfin, d'une écriture maladroite : 13 septembre 1597. A la fin du XIXe, les propriétaires aménagèrent le rez-de-chaussée, maintenant composé de deux grandes pièces, les cheminées monumentales furent rabaissées et ornées, côté ancienne cuisine par une copie d'un Wateau, réalisé par Mlle Laborde et de l'autre côté, par un tableau simple et touchant, représentant une petite bergère entourée de ses moutons, tableau également de la fille de la propriétaire. La bâtisse a été agrandie au fil des siècles, par des bâtiments sans intérêt. L'ancienne chapelle du château se trouvait au bord de la douve, vis-à-vis de la façade principale ; de nos jours, il n'en reste même pas le souvenir et la chapelle qui se trouve dans le parc, à 50 mètres au nord-ouest de la bâtisse, datant du XXe siècle, est d'un cachet insignifiant. A l'intérieur au deuxième niveau, au coin nord-est, une petite pièce donne des signes permettant de penser à une chapelle interne. Après les "de la Perrière", le château et la seigneurie passèrent par mariage à la famille de Rémigny qui les gardèrent jusqu'à la Révolution. Par mariage ou rachats, après morcellement, le château fut pratiquement toujours occupé par ses propriétaires. Les terres de la propriété se composaient encore au début du XXe siècle des domaines de la Carétarderie, des Badières, du Bourg, de Sancy et de la réserve du château.
Au nord de la commune, se trouve le château de Mongazon, qui est cité dans les textes dès 1406, sous le nom de Maulgazon, puis de Montgayson. A la fin du XVIe siècle, il appartient à la famille de Chéry. Il fut brulé par les Allemands en août 1944. |
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