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LA COMMUNAUTE DES JAULT
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![]() Le nom de Saint Benin des Bois est connu grâce à l'histoire de la communauté des JAULT. Il est difficile de résumer le sujet tant cette histoire longue d'au moins trois siècles, contient de nombreux détails importants. M Dupin qui visita les Jault en 1840 déclara avoir vu des contrats remontant au XVe siècle et qui parlaient de la communauté comme une chose déjà très ancienne à l'époque. Les papiers furent presque tous brûlés lors de la dissolution (1847) sous motif d'éviter par la suite toute contestation et de substituer l'acte de partage à tous les titres. |
Giverdy, à Charles et Guyot Le Jault, frères pour eux et leurs communs parsonniers, le 3 juin 1552. D'après les documents analysés sous la côte première de l'inventaire du 30 avril 1846, en vue de la dissolution, l'association n'avait pris nom " la communauté des Jault " que pendant l'année 1580. On peut penser qu'avant le bail de 1552 existait déjà une simple communauté familiale comme il en existait encore il y a peu de temps dans nos campagnes, appelée " communauté de fait ".
La raison pour laquelle ces communautés s'institutionnalisaient était le servage dont l'effroyable conséquence était le droit de mainmorte du seigneur qui rendait les serfs inaptes à se succéder et à déposer de leurs biens par testament laissant le seigneur récupérer tous leurs biens meubles et immeubles par le seul fait de leur mort. Pour échapper légalement à ce droit de mainmorte du seigneur, les serfs avaient la possibilité de solliciter l'autorisation de se constituer en " communauté de feu et de lieu, de pain et de sel ", celle-ci pouvant alors subsister indéfiniment malgré les décès successifs de ses membres. La communauté des Jault dura ainsi des siècles passant même à travers l'épreuve de la Révolution et ne fut dissoute par jugement du 3 juin 1847 que par la décision prise à la majorité de ses parsonniers. Dans nos campagnes, un Jault était et est encore un coq et utilisé comme patronyme, il ne prend jamais d'S, d'où les Jault. Quant au mot parsonnier, étant souvent écrit personnier par erreur, il vient du vieux français Parçon pour petite part comme Garçon pour petit gars, soit les communs parsonniers membres d'une communauté. |
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